La restauration du château de Mursay à Echiré
L’évident état de ruine dans lequel se trouve aujourd’hui le château de Mursay a poussé le service des Monuments Historiques à proposer une opération de travaux d’urgence : débarrasser de sa végétation étouffante et dangereuse pour leur sauvegarde les maçonneries subsistantes, consolider et étayer les murs, ajouter un substrat en tête des murs réalisé au mortier de chaux.
Ce projet architectural et technique de dévégétalisation et de consolidation des ruines a été pris en charge par la CAN, le Département et l’Etat et a été réalisé de février à septembre 2004 par François Jeanneau, architecte en chef des Monuments Historiques.
Réception des travaux de dévégétalisation et de sauvegarde du château le 30 septembre 2004 (travaux réalisés de février à septembre 2004).
Les différentes étapes des travaux de sauvegarde
Le travail de dévégétalisation entrepris a été complété par le débarras des sols (celui du rez-de-chaussée puisque les autres ont totalement disparu) et de l’encombrement de matériau divers qui peuvent d’ailleurs avoir un intérêt archéologique.
La stabilité des murs n’étant pas assurée, des frettages des murs de refends ont mis installés afin de maintenir l’équilibre des murs. Côté est, le refend très déstabilisé a été étayé.
Des étaiements sont venus également consolider provisoirement les voûtes de caves et celles de l’escalier d’honneur, ainsi que les cheminées. Complétant avantageusement ces
mesures, les baies ont été étrésillonnées par la mise en œuvre de bouchement de parpaings pleins, consolidant ainsi les linteaux. Dans les portes intérieures du rez-de-chaussée, ces bouchements ont été dotés de passage d’homme afin de faciliter les accès et les circulations
internes.
Extérieurement, l’accès à l’édifice a été condamné par une porte métallique avec serrure, ainsi que l’accès à la chapelle dans la tour sud-est.
La protection des murs est assurée par la mise en œuvre d’un substrat en tête de murs réalisé au mortier de chaux. Un béton cyclopéen de chaux a été réalisé sur les sols existants afin d’en assurer une protection étanche avec l’évacuation de l’eau de pluie dans des gargouilles.
La restauration du château Coudray-Salbart à Echiré
La restauration de cette forteresse, classée Monument Historique en 1952, a été envisagée sur les bases de l’étude générale réalisée en 1995 par M. Jeanneau, Architecte en Chef des Monuments Historiques, en collaboration avec les services de l’Etat et plus particulièrement la Conservation Régionale des Monuments Historiques.
L’ensemble des travaux avait alors été estimé à 3 052 504,87 € TTC (valeur 1995).
L’Architecte en Chef des Monuments Historiques propose de découper les travaux en 3 phases principales :
une première phase de restauration sauvegarde
une deuxième phase de restauration pour un confortement et une lisibilité architecturale
une troisième phase d’aménagement et mise en sécurité pour visite du site et du monument.
Après étude et en accord avec l’Etat, il a été proposé que ces travaux soient décomposés en 12 tranches annuelles permettant à chaque fois une visite partielle du château mais aussi pourquoi pas du chantier.
Cependant, compte tenu de l’importance de ces travaux, l’Etat a retenu le principe d’une première opération limitée à quatre tranches (2003/2004/2005/2006) d’un coût estimé à 1 257 800 € TTC.
Les financements extérieurs sont de 75% du montant hors taxes (50% Etat et 25% Conseil Général) pour les Monuments Historiques Classés. L’ensemble des travaux sera étalé sur une période de dix ans.
En 2003, n’ont été planifiées que les études nécessaires à l’établissement du dossier de consultation des entreprises -projet architectural et technique (PAT) pour un montant de 44 700 € HT soit 53 500 € TTC : la part de l’Etat est de 50%, soit 22 350 €, celle du Conseil Général est de 25%, soit 11 200 €, la part C.A.N. est de 19 950 €.
En 2004 commencent les travaux de la tour du Portal, de la courtine ouest et de la grosse tour. C’est par cette tour que l’on accède à la cour, en franchissant les fossés sur un pont de bois, récemment restitué. Cette tour–porte circulaire comporte deux niveaux : au rez-de-chaussée, un couloir d’accès, voûté en berceau brisé, où sont encore visibles les crapaudines en pierre du pont-levis et un assommoir ; au premier étage, une salle carrée voûtée d’un berceau brisé avec cheminée, latrines et archère. Un escalier en vis conduit de cette salle au chemin de ronde de la courtine nord-ouest.
