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Historique

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La ténacité, la volonté politique, l’ engagement du maire Martin Bastard en faveur de l’éducation des jeunes filles, suivant les directives ministérielles de la loi Camille Sée du 21 décembre 1880, vont déclencher une crise municipale sans précédent en 1894 et 1895 pour le choix de la construction d’un lycée.

Malgré une campagne calomnieuse, les élus de la majorité républicaine adoptent le projet de l’architecte municipal Georges Lasseron qui prévoit un lycée pour 60 élèves internes, 2 classes primaires, 6 classes de cours et un dortoir de 90 lits.

Le ministre de l’Instruction publique Emile Combes se déplace à Niort le 22 mars 1896 pour la pose de la première pierre…18 mois plus tard, le lycée ouvre ses portes pour la rentrée scolaire, le 1er octobre 1897.

L’architecte Lasseron utilise pour la première fois dans un édifice public des faïences décoratives et des terres cuites du plus bel effet sur la façade principale en pierre de taille et sur le plafond de l’entrée.

Le lycée Jean Macé (depuis 1898) perdra sa vocation scolaire en 1993 pour être transformé en futur pôle muséal sous le nom de Bernard d’Agesci.

Bernard d’Agesci, en réalité Augustin Bernard, manifesta très tôt de grandes dispositions pour le dessin et la peinture. Remarqué par le marquis d’Argenson, alors qu’il n’avait pas vingt ans, il quitta Niort pour Paris pour parcourir avidement les musées puis entrer à l’Académie en 1779. Il fut élève de Restout et de Lagrenée l’aîné et connut David avec lequel il se lia d’amitié. Il fut envoyé à la villa Médicis à Rome comme pensionnaire du Roi en 1783, sous la protection de Vien. Il obtint aussi un prix à l’Académie de Bologne pour la « Muse Erato ». A son retour en France, il réalisa une série de portraits pour la noblesse ou l’aristocratie parisienne. En 1792, il préparait son entrée à l’Académie lorsque celle-ci fut supprimée. Les évènements révolutionnaires l’obligeant à rejoindre sa famille à Niort, il abandonna en même temps l’espoir d’une carrière brillante dans la capitale. Son existence à Niort fut alors reconnue comme un bien pour le département « où le culte des Beaux-Arts était à peu près inconnu » au dire du préfet Dupin. Il réunit à Niort vingt mille volumes qui, joints à ceux du curé Bion (données en 1772) constituèrent la première bibliothèque publique de Niort. Créateur des musées de Niort, il dirige aussi à partir de 1802 l’école gratuite de dessin crée par la municipalité niortaise. Très sollicité par les élus de Niort et du département, il crée le jardin botanique, près du Donjon, en assure la décoration des portes, élève une fontaine place du Port, un théâtre place de la Comédie, envoie à Paris un projet de « Temple à la gloire de la grande Armée », future église de la Madeleine, restaure un certain nombre d’édifices, publics ou privés, exécute des retables d’églises (Niort, Champdeniers ...). Son oeuvre picturale comprend des portraits (le cardinal Maury, la famille Corneille présentée ici, le portrait de L.-M. Guillemeau), des oeuvres religieuses et des sujets mythologiques (« Enlèvement d’Europe », acquise par le musée en 1980, un « Thémis » (1794) pour le Tribunal, ainsi qu’une « Innocence poursuivie par le crime » toujours en place au Tribunal (1807). Le nouveau musée d’Agesci possède une série de carnets de croquis de cet artiste, il rédigea un « projet d’organisation d’une nouvelle direction générale des Arts » (1805). Il rapporte aussi de la Toscane, un modèle de maison à crépi rose où se mêlent les souvenirs antiques et l’influence palladienne. La « Maison Rose » ainsi baptisée par les Niortais aura une influence capitale sur l’architecture niortaise. Elle est désormais propriété de la ville de Niort et inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

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